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Il revient
donc à dire que l’alphabétisation comme la langue peuvent et
doivent être appréhendées comme des leviers puissants du
développement. Nous entendons par-là que l’alphabétisation
et la langue doivent être des outils au service du
développement. Par conséquent, il serait important dans les
actions mises en œuvre pour la promotion de la langue,
d’intégrer une dynamique de réappropriation par les
populations qui doivent s’en servir pour élaborer leur
quotidien et les activités liées. Dans cette optique, la
langue n’est plus comprise comme un outil d’aliénation par
les populations mais comme celui au service d’un
développement défini. Les actions d’alphabétisation,
d’instruction et d’éducation doivent être intégrées dans
l’ensemble des politiques de développement comme une
dimension transversale. Il s’agit alors de trouver de
nouvelles orientations qui impliquent l’appropriation de la
langue par les populations comme un instrument pour leur
développement durable.
Ces
orientations doivent intégrer les actions liées à la
scolarisation des plus jeunes mais s’ouvrir également à
l’ensemble des forces vives composées par l’ensemble des
fédérations tertiaires, des groupements de coopératives, des
associations féminines, bref tous les porteurs de projets de
développement œuvrant dans différents domaines. Cette
approche a pour valeur d’intégrer dans les campagnes
d’alphabétisation, l’éducation au développement, à la santé
publique et la nutrition, la formation professionnelle, le
soutien à l’initiative etc. Elle permet également
d’introduire les connaissances géographiques, historiques,
politiques, les enjeux du développement durable,
l’environnement, les énergies renouvelables et la maîtrise
des enjeux économiques, pour l’ensemble des publics exclus
du système scolaire classique.
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